Biographie

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Biographie 

 

Première partie- Une  recherche de l’essentiel  (pages 1 à 4  )

Deuxième partie – Un enseignant       (pages  5 à 17)

Troisième partie – Un  chercheur     (pages  18 à 27)

 Quatrième partie- Un  militant   (pages 28 à 32)

 Cinquième partie- Déjà tard et encore temps, un retraité « actif ?» ( pages  33 à  34 )

 

 

Première partie-      UNE  RECHERCHE DE L’ESSENTIEL

I- Quelques  réflexions sur l’essentiel

Qu’est-ce que l’essentiel en général (A) ?  Comment, pour ma part, le concrétiser(B) ?

 

 A- L’essentiel  c’est ce qui passe et devrait passer avant tout le reste, avant l’important, avant le secondaire, avant  le détail.

Chaque personne et chaque collectivité devrait pouvoir le déterminer au cours de  l’existence. Chacun(e) peut le concevoir bien sûr différemment.

 

« Heureux celui qui, au-delà de tout sentiment de réussite ou d’échec, sans présomption ni mépris de soi, déroule le fil labyrinthique de l’existence  en s’avouant : ainsi  ai-je désiré du fond du cœur que cela soit. » Je me sens assez proche de cette pensée de Raoul  Vaneigem (Nous qui désirons sans fin, Le Cherche-midi éditeur, 1996) dans le sens où elle peut symboliser la recherche de l’essentiel.

 Au cours d’une vie cet essentiel peut rester le même, ou évoluer ou changer.

 On peut cheminer avec lui en réalisant, un peu beaucoup ou pas du tout, que c’est lui.  On peut ne pas penser à le découvrir, ou  le découvrir peu à peu, ou d’un coup, ou ne pas arriver à le trouver, ou on peut aussi avoir le sentiment qu’il est  perdu.

 B- Quand je me retourne  il me semble que l’essentiel ou bien m’a accompagné, ou  bien n’était pas loin et que, souvent, mais certainement pas assez souvent(en termes non pas de culpabilité mais de responsabilité), j’ai essayé  de le chercher.

 Il était il est là, à la fois donné et surtout à construire.

Pour ma part il correspondrait  à une certaine qualité de relations humaines, et aussi à des luttes contre ce que je  pense humainement  inacceptable.

A la fin de mes études universitaires à Toulouse en 1972 ce que j’avais découvert  a été confirmé par la suite, et je le vois mieux avec le recul. J’avais senti pensé et souhaité que les éléments  secondaires  ou dérisoires de ma vie  seraient  noyés,  il  me resterait il devrait me rester l’essentiel.

 L’essentiel m’est apparu donc un peu comme le dieu Janus, avec deux faces, deux éléments  qui se complètent, s’appuient l’un sur l’autre, s’interpellent et finalement s’inclinent l’un vers l’autre : vivre une certaine qualité de relations humaines (II), penser et mettre en oeuvre  des luttes contre l’inacceptable et pour  l’humainement viable (III).

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II- L’essentiel ? La recherche d’une certaine qualité de relations humaines

 

Quand je revois  ma vie je réalise jusqu’ici les chances des rencontres (A), les lieux de vie sont ceux de quatre séries de vécus essentiels (B).

 

A- Des chances pouvant exister : celles des rencontres  d’une vie.

La chance d’abord d’être né en dehors de la guerre, de la faim,de la soif , d’une catastrophe écologique,  d’un régime autoritaire, ou en dehors de plusieurs de ces situations à la fois. On ne le réalise pas toujours mais  il s’agit d’autant de drames dans lesquels on ne se trouve pas plongé au début de sa vie, voire dans une partie ou toute son existence. On se doit d’autant plus de vouloir que les personnes les  plus nombreuses possible  aient cette chance d’échapper à l’inhumain.

 La chance ensuite  de rencontrer des êtres merveilleux. Né en 1946 en France, à Brive, je  me rappelle  un  peu mes grands pères(mes grands-mères n’étaient plus là), j’ai eu la grande chance d’avoir une enfance vécue comme heureuse, mes parents nous élevaient avec amour, mes deux sœurs, mon frère et moi, «  petit dernier » très entouré par les trois autres.

 A douze ans j’ai pu continuer de respirer et donc de  vivre  grâce à la chirurgie. A  partir de cette opération du mois de mai 1958 j’ai pris deux décisions : d’abord remercier souvent la vie, ensuite  voir   les autres, proches et lointains, avant tout avec leurs beaux et bons côtés. J’insiste sur ce second point. Je crois que nous perdons beaucoup de temps et dépensons beaucoup  d’énergie à critiquer les autres, à nous plaindre de leurs défauts, de  leurs manques… Je suis  convaincu qu’une autre attitude est plus porteuse, laquelle ?  Encourager les autres dans ce qu’ils sont  ce qu’ils font  ce qu’ils essaient de faire  de bien,  les  croire capables de changer en mieux,  un peu ou beaucoup, le leur dire et nous appeler ensemble aux changements, dénoncer avec rigueur, force et ténacité des mécanismes inacceptables en respectant les personnes (attitude  très liée à la non-violence),  réunir   nos forces  bien sûr mais, aussi, nos faiblesses personnelles et collectives, pour les  remises en cause nécessaires  face aux défis vitaux  qui sont là : quelle démocratie ? Quelle justice ? Quel environnement ? Quelle paix ? 

En un mot : « se faire le moins de nœuds » possible et, quand ils sont là, les dénouer avant que ne surviennent ou ne s’aggravent diverses formes de violences.

 J’ai eu aussi la chance de vivre   les merveilles des amitiés à Brive, à d’Arsonval (en maternelle), à Cabanis (l’enseignement primaire) puis à Bossuet (l’enseignement secondaire), ainsi qu’aux louveteaux puis aux scouts, je vivais également les découvertes des amours, en particulier  dans un groupe de théâtre que nous avions créé avec des ami(e)s.

 Mon père, passionné de botanique, fut le premier à démontrer, dans sa thèse de pharmacie en 1932 à Paris au Muséum d’histoire naturelle, que la Stevia , plante originaire du Paraguay, avait trois cents fois le pouvoir du sucre et n’était pas nocive. Il adorait son métier de pharmacien et, transcendant en chimie, il inventa plusieurs médicaments. J’aimais la passion qu’il avait pour son métier, et aussi son calme, son humilité. Chez ma mère, qui travaillait à la maison, j’aimais la présence chaleureuse, et aussi l’esprit d’initiative, l’organisation  sereine. Chaque année nous avions une autre joie, celle d’aller  en vacances,  nous retrouvions cousin(ne)s et ami(e)s, partager ces moments  était une forme de  bonheur.

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Après mon enfance et mon adolescence à Brive, j’ai fait mes études universitaires à Toulouse, puis j’ai vécu à Limoges et suis  un amoureux des villages du Lot dont ma femme est originaire. Nous nous sommes rencontrés en 1973 (je laisse le mois, le jour, l’heure, et le lieu dans l’intimité). Sa volonté d’idéal, son courage, sa modestie étaient déjà là. Nous avons eu la  grande chance et la joie profonde d’avoir quatre enfants, quatre petits enfants, des familles, et aussi  celles de rencontrer des ami(e)s de différents âges et lieux de vie, en particulier des militant(e)s de milieux associatifs. Nos professions nous ont amenés à rencontrer des collègues et d’autres personnels, et puis  surtout , elle des jeunes de 5 à 25 ans dont , médecin, elle soignait les handicaps, et son mari, enseignant, auteur de ce site, avant tout des étudiants entre 17 et 30 ans (ou quelquefois plus) que j’accompagnais à la Faculté de droit et des sciences économiques .

 

B- Les quatre séries de moments vécus  des rencontres.

 

A été et reste essentielle  la recherche d’une certaine qualité de relations humaines qui peut  briser des solitudes, contribuer   à changer des destins, qualifier une large partie de la vie.

Cette qualité de relations humaines concrètement peut, je crois, s’incarner essentiellement dans quatre séries de vécus : l’amour, l’amitié, la fraternité et l’art.

 L’amour, pendant près de quarante ans à ce jour, nous avons essayé  de le construire tous les deux au milieu des autres, en particulier avec notre famille et nos familles. Ce peut être une aventure certes parfois difficile mais  porteuse d’heureux et nombreux  partages.

Quant aux ami(e)s chaque période de vie et chaque lieu de vie m’ont fait   -nous ont fait-  souvent rencontrer des êtres formidables, je les revois avec grande joie, même si « les rangs » commencent, hélas, à s’éclaircir. J’ai volontairement retrouvé plusieurs d’entre eux longtemps après, ce fut toujours une vive émotion et un partage lumineux.Quant aux amitiés qui voient le jour même après soixante ans elles peuvent être,elles aussi, une chance et une joie.

Autres « ami(e)s »  toujours vivant(e)s à travers leurs œuvres : mes auteurs préférés. Sur une étagère du bureau (intitulée « livres bien-aimés ») les voilà chacun(e) représenté(e) par un ouvrage. A ce jour une cinquantaine me parle (je fais partager leurs noms à la rubrique « Articles tous azimuts »dans l’article « Le dernier mot est-il le bon ? » et aussi, bien sûr, ici et là dans de nombreux articles,  par exemple à la rubrique « Environnement »dans  l’article sur « Les catastrophes écologiques » où est citée une vingtaine de ces « amis » toujours vivants au cœur et à l’esprit.

 La fraternité je l’ai vécue avant tout dans des luttes contre l’inacceptable, pour la démocratie, la justice, l’environnement, la paix, luttes surtout à travers des associations à différents niveaux géographiques. J’explique, dans la partie intitulée « un militant », la façon dont des évènements collectifs m’ont bousculé ou bouleversé et m’ont poussé à des engagements. Le voyage associatif au Bangladesh est ainsi un des moments forts de ma vie.

La fraternité, avec d’autres émotions, avec d’autres forces je l’ai rencontrée aussi dans l’art, comme tant d’entre nous,  surtout à travers la musique, le cinéma, la poésie et la littérature.

Ces quatre séries de vécus (l’amour, l’amitié, la fraternité, l’art) sont, peut-être, ce que les êtres humains ont inventé de plus merveilleux. Quatre séries de rencontres, avec des points communs et des différences, quatre séries de tristesses et de joies,  d’espoirs déçus ou réalisés, quatre séries d’ombres, d’entre-deux et de lumières.

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 Les êtres humains ont inventé l’amour, l’amitié, la fraternité, l’art, diront certains, pour se donner l’illusion de ne pas être seuls ou, diront d’autres, pour partager des joies et des peines, ou … (  vous  ajouterez vous-même votre vision si elle est différente des deux précédentes.)

Aux êtres humains il faut ajouter les affections réciproques et des chiens et des chats qui ont accompagné eux aussi  nos vies, « êtres sensibles » est une qualification qui leur va très bien.

Un second élément de cet essentiel a vu le jour : des luttes contre l’humainement inacceptable et pour  l’humainement viable.

 

III- L’essentiel ? Des luttes contre un système productiviste autodestructeur

Quelle dénonciation(A) ? Quelles luttes(B) ?

 A- La dénonciation d’un système.

Avec  beaucoup d’autres j’ai dénoncé, nous  dénonçons le système productiviste fondé sur des logiques profondes, celles de la primauté du profit, la fructification des patrimoines financiers, la marchandisation du monde, la course aux quantités, le culte de la croissance, les discours et les pratiques de la compétition, la priorité donnée au court terme, l’accélération du système. Ne s’agit-il pas de logiques  terricides (qui assassinent la Terre)  et humanicides (qui assassinent l’Humanité) ?

 Ce système n’est-il pas condamnable du seul fait, par exemple, qu’il y ait un enfant sur deux dans le monde en 2013 en « situation de détresse et/ou de danger » et du seul fait, par exemple, que les marchés financiers aient pris une partie de la place des décideurs (Etats, peuples, entreprises…) ?

Ce système n’est-il pas condamné du seul fait , par exemple, que près de 5 milliards de dollars partent chaque jour vers les dépenses militaires mondiales, et du seul fait, par exemple, que certaines activités humaines entrainent un réchauffement climatique qui menace l’ensemble du vivant,+3°C à 6°C vers 2100 et autour de un mètre d’élévation du niveau des mers ?

 

 B- Des luttes pour des sociétés humainement viables.

 Dans des écrits, des cours  et de multiples interventions  et actions j’ai dénoncé, avec d’autres, ce système pour une large part autoritaire, injuste, anti écologique, violent. Avec  d’autres nous avons essayé et essayons de mettre en avant des moyens démocratiques, justes, écologiques  et pacifiques.

Ainsi l’essentiel  aurait ici ces deux faces (qualité de relations humaines et luttes contre l’inacceptable).

Cet essentiel  l’ai-je   cherché et rencontré   comme enseignant, chercheur, militant, retraité ?

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                                      Deuxième partie –        UN  ENSEIGNANT

 

 

 

Si je devais  symboliquement  retenir quatre éléments de ma vie enseignante  ce seraient  lesquels ?

 

1 /Les premières minutes du premier cours de la première année, de droit ou d’administration économique et sociale, quand tout un potentiel est là, quand nous prenons ensemble une route. De façon plus permanente j’aimais  le fait d’arriver le matin avant les étudiant(e)s et de les voir s’installer peu à peu dans l’amphi. Les dernières minutes de leur dernière année d’études (Maitrise, D.U, Magister, DEA , Master ) quand ils partent devant nous (éducation, e ducere, sortir de) vivants encore mieux de leurs propres vies. Enfin de façon plus particulière, les adieux de l’année de retraite qui furent extraordinaires (poèmes, chants, musiques, interventions…) dans les amphis, à la Faculté et au Laboratoire de droit de l’environnement (CRIDEAU rattaché à l’OMIJ ). Dans ces dernières minutes aussi le pot partagé depuis une quarantaine d’années  en fin de cours avec les groupes de moins d’une trentaine d’étudiant (e)s, les verres levés aux suites de leurs vies…

 

2 /Le bouillonnement idéologique, la prospective juridique et la convivialité exceptionnelle de certains colloques et des trois  réunions mondiales des juristes de l’environnement.

 

3/Les conclusions des cours, des interventions de formation continue et de colloques. Je les travaillais le mieux possible parce que  les derniers mots peuvent être importants, et plus généralement dans ces moments là  plus on porte un projet d’humanité plus il peut ensemble nous porter.

 

4/Les mots d’encouragements et de remerciements (gardés maintenant précieusement dans des albums   émouvants) et les questions où les étudiants s’impliquaient souvent (j’en garde seulement trente symboliques alors  que sont partis les quatre cartons de questions posées pendant 41 ans).

 

  Un peu autrement au moment d’un des pots de départ à la retraite (mai et juin 2013) j’avais dit :

 Nietzsche écrivait « il faut quitter la vie non pas amoureux d’elle mais en la bénissant »,je quitte ce métier en étant encore amoureux de lui , mais, surtout, en  le remerciant  certes pour une foule de souvenirs précis, par exemple, en cours, l’émotion des 3ème année de droit, après plusieurs heures passées  sur la protection internationale des droits de l’homme, applaudissant, debout, une pensée de Pablo Neruda, écrite au tableau, contre les dictatures « ils pourront couper toutes les fleurs ils n’empêcheront jamais le printemps »,et  à l’oral cette étudiante traversant  avec sa voix deux cloisons , faisant avec ses bras des moulinets de plus en plus grands qui me plaquaient au mur, et l’étudiant suivant s’avançant en tremblant « je dois faire pareil Monsieur? »   Et à l’écrit cette perle : j’avais dit que des dramaturges grecs affirmaient « çà n’est pas la femme qui engendre, celui qui engendre c’est l’homme », sur la copie était écrit « çà n’est pas la femme qui enjambe celui qui enjambe c’est l’homme », commentaire : enjambez un peu moins vos connaissances, vous semblez avoir l’esprit ailleurs, attention au grand écart !

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Mais je quitte ce métier en le remerciant, surtout, pour ces arrivées le matin avant tous les étudiants dans la joie de les voir peu à peu prendre place, pour  tous ces premiers moments des premières années, tout un potentiel est là, celui d’entrer dans des questions, et  pour enfin ces dernières minutes des derniers cours de Dea puis de Master lorsque nos étudiants se lèvent et sortent, moments symboliques de cette éducation partagée,( educere, sortir de ), les voilà devant nous  encore plus vivants de leurs propres vies.

Avons-nous contribué à irriguer des visages, des intelligences, à faire naitre des déterminations, à allumer des feux, et qu’avons-nous accepté de recevoir d’eux : quelles valeurs, quelles inquiétudes, quelles remises en cause, quelles questions?

 

 « Nous rendons justice les mains tremblantes » écrivait un haut magistrat, ai-je enseigné  un peu tremblant de cette responsabilité d’universitaire ?

 

                                                             

Pour avoir une idée précise de ce travail  d’enseignant distinguons  diplômes, fonctions et

responsabilités   (I)  puis les activités enseignantes très nombreuses(II).

 

I – DIPLOMES, FONCTIONS, RESPONSABILITES

  A/ – Diplômes universitaires

 

Deux diplômes d’études supérieures, deux diplômes d’instituts, un doctorat d’Etat.

– Licence en droit (à l’époque 4 ans). Certificat de droit public, Toulouse 1969 – Diplôme de l’Institut d’études politiques – Toulouse 1969 – Diplôme de l’Institut d’études internationales – Toulouse 1969 – Diplôme d’Etudes Supérieures de droit public – Toulouse 1970 – Diplôme d’Etudes Supérieures de sciences politiques – Toulouse 1972 – Doctorat d’Etat de droit public – Thèse soutenue le 23 mai 1972 à Toulouse, sous la direction de  Pierre Vellas , mention très bien à l’unanimité du jury, publication de la thèse. Sujet : « Les moyens de coordination et de planification internationales de l’éducation », publiée à la Librairie générale de droit et de jurisprudence (L.G.D.J.) en 1973.

 

B/ – Fonctions universitaires

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Ce fut une chance de travailler sous la direction du Doyen  Robert Savy , qui m’avait accueilli à Limoges et qui a dirigé pendant de nombreuses années notre section de droit public, ce fut ensuite une autre chance de travailler sous la direction  du Doyen Michel Prieur qui a dirigé le laboratoire de droit de l’environnement aussi pendant de très nombreuses années.

Enseignant-chercheur de 1972 à 2013 à Limoges, soit au total 41 ans d’enseignement et de recherche.

– Chargé de recherches : responsable du département « Education et développement », à l’Institut d’études internationales de Toulouse (1970-1971). – Assistant – docteur à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques  de Limoges (1972). – Chargé de cours de droit public à la même faculté (1973-1977). – Maître-assistant de droit public (1978-1984). – Maître de conférences de droit public à partir de 1985. -Passage de la seconde à la première classe en 1986. – Maître de conférences, hors classe (6ème échelon, 3ème chevron depuis 2003.)

-Retraité universitaire depuis septembre 2013.

 

C/ – Responsabilités universitaires

Surtout la responsabilité du diplôme d’université puis du Master de droit international et comparé de l’environnement (Master DICE) (dont la promotion 2012-2013 porte le nom de « JML»).

Responsabilités dans des conseils et des commissions

– Membre du Conseil de la Faculté de Droit et de Sciences Economiques (1974-1988).

-Echec  en 1981 (à 2 voix)  à l’élection de Doyen mais nous avions préparé un programme engagé  qui a été débattu.       

 -Membre du Conseil des études et de la vie universitaire (CEVU) (1985-1990). – Membre de la Commission des spécialistes de droit public (1974-1998). – Suppléant de la Commission des spécialistes de droit public (1999-2006).

Responsabilités pédagogiques

-Responsabilité pédagogique du Centre d’études juridiques de Brive (1972-1977) lequel dépendait de la Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges. – Responsable pédagogique de la première année d’AES (1985-1998). – Coresponsable des tutorats pédagogiques des premières années de Droit et d’AES (1995-1998) et responsable des tutorats de première année de Droit (2003-2005). – Responsable de la mise en place de la première formation à la préparation de l’examen spécial d’entrée à l’Université (1988-1990). – Coresponsable des stages de formation continue relatifs aux Communautés européennes (1989-1992). – Responsable des relations avec le PNUE et l’UNESCO au Centre International de Droit de l’Environnement (1990-2004). – Responsable pédagogique du diplôme d’université de droit international et de l’environnement (1998-2004). – Responsable des projets professionnels de seconde année de droit (2003 à 2006).

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– Responsable du master à distance de droit international et comparé de l’environnement de 2004  à 2013(en moyenne 450 candidats de 40 pays, 100 à120 sélectionnés de 20 à 25 pays), au total 2906 candidats de 44 pays, 895 retenus, 685 diplômés. Le Master a été renouvelé de 2012 à 2015.A l’initiative de Michel Prieur il a été organisé avec le soutien de l’Agence universitaire de la francophonie. C’est à ce jour le master le plus important quantitativement du droit et de la francophonie, qualitativement il a bénéficié au départ des cours donnés par une quarantaine d’universitaires d’une vingtaine de pays, enseignants reconnus en droit de l’environnement, et il a permis pour  les titulaires du diplôme(des professionnels et des étudiants) d’avoir une vue globale,critique et créatrice de la protection de l’environnement.Il a contribué à des  promotions dans différentes professions,il a amené certains à  faire une thèse.Existe depuis quelques années un forum interactif des participants à cette formation.Le rôle de François Pélisson dans la direction de la gestion du diplôme a été déterminant pour sa réussite.La direction pédagogique est assurée depuis septembre 2013 par Sèverine Nadaud.

 

D/- Participation à des organismes de recherche

 Surtout membre du CRIDEAU (Centre  de recherches interdisciplinaires en droit de l’environnement, de l’aménagement et de l’urbanisme), rattaché depuis 2008 à l’OMIJ (Observatoire des mutations institutionnelles et juridiques).Je garde de l’équipe du CRIDEAU (Bernard Drobenko, Jean-Jacques Gouguet,Julien Bétaille, Sèverine Nadaud, Thierry Tacheix,Hubert Delzangles, Simon Jolivet,Frédéric Bouin,Emilie Chevalier,Catherine Giraudel,Christophe Krolik,Olivier Mazaudoux,Nicole Pauliat, François Pelisson, Stéphanie Barthowiak, Catherine Gumila,Patricia Goursaud,Armelle Guignier,Van Dinh,Willy  Tshitende…équipe travaillant en particulier avec les » delhommistes »Jean-Pierre Marguenaud et Damien Roets), équipe dirigée par Michel Prieur, puis Gérard  Monédiaire  et depuis fin 2013 par  Jessica Makowiak, le souvenir d’une entente exceptionnelle, d’un travail intense, d’une capacité prospective remarquable, d’une force constante dans la  construction de plusieurs réseaux internationaux.

– Représentant du CRIDEAU au Groupement de recherches « Sciences et Droit »GDR-CNRS, 1996-2008

– Membre du conseil d’administration du Centre de recherches sur la paix et les conflits, (CRDPC) Lyon, de 1985à 2008.

 – Membre du Centre de recherches interdisciplinaires en droit de l’environnement, de l’aménagement et de l’urbanisme (CRIDEAU) depuis 1985, devenu  OMIJ (observatoire des mutations institutionnelles et  juridiques)-CRIDEAU , 2008 à  fin 2013.

– Membre du Centre de recherches sur la paix et les conflits, Lyon, 2008 à 2013.

 

 

E/- Autres participations

Membre du Comité national scientifique d’Oradour-sur-Glane  qui, de 1994 à 1998, a écrit le message du « Centre de la Mémoire », Centre  ouvert en 1999.

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–  Arbitre, nommé par la France en 1999 jusqu’à 2011 (2 nominations), dans le cadre du Protocole de Madrid (1991) sur la protection de l’environnement dans l’Antarctique. Je  ne suis  jamais allé en Antarctique … et n’ai  jamais rendu  d’arbitrage…

 

II –  ACTIVITES  ENSEIGNANTES

   

A/- Enseignements universitaires

Surtout  les relations internationales, les grands problèmes politiques contemporains, le droit international public, le droit international de l’environnement dans toutes les années de la Faculté, en droit, en AES , en sciences éco,  aussi dans des formations à la Faculté de lettres et de sciences humaines de Limoges (et secondairement à Poitiers où j’avais remplacé un enseignant pendant deux ans et à Manaus au Brésil où j’ai enseigné deux mois, à la demande d’une université ,le droit international de l’environnement).

Les premières années  j’ai enseigné les disciplines suivantes : Droit constitutionnel – Première année de droit : travaux dirigés de 1972 à 1978 – Première année d’AES : cours de 1981 à 1990 – Responsable de huit groupes de travaux dirigés d’A.E.S. de 1981 à 1990.

– Première année de droit : cours d’ histoire constitutionnelle de 1973 à 1976

Autres disciplines enseignées dans le cadre de la section de droit public – Sciences politiques : première année AES de 1974 à 1990 – Société française au XXème siècle : seconde année de droit de 1983 à 1990 – Droit administratif : travaux dirigés de la seconde année de droit de 1972 à 1978.

Ensuite J’ai assuré des cours  dans les disciplines et les années suivantes : Droit international public – Licence en droit : cours de 1973 à 1977 – Maîtrise en droit : cours et travaux dirigés de 1978 à 1981.

Droit international de l’environnement – Magistère de droit de l’environnement : de 1988 à 2002 – DESS de droit de l’environnement : de 1988 à 2000 – DEA de droit de l’environnement : de 1998 à 2003 – DU de droit international de l’environnement (à distance) : de 1998 à 2003. – Troisième cycle, cours à Manaus, Brésil, un mois en 2004

Relations internationales

 – Licence en droit 1ère année (Limoges et Brive) depuis 1977 – Licence AES 2ème année depuis 1980

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– Licence d’administration publique de 1986 à 1988 et de 1993 à1996 – Première année de droit à la Faculté de Droit de Poitiers (remplacement d’un collègue) en 1979 et 1980 – Maîtrise AES Travailleurs sociaux de 1990 à 2000. Institutions européennes – Seconde année d’AES de 1998 à 2005.

Grands problèmes politiques contemporains – Maîtrise de droit public de 1991 à 1995 et de 1998 à 2003. Institutions internationales et européennes – Maîtrise IPAG 1997 à 2012 – DEUST 1 métiers de la culture, cours mutualisé avec langues étrangères appliquées en 2ème année, de 1980 à 2008

 J’assurais les cours suivants jusqu’en septembre 2013 :

Droit international public – Licence en droit 3ème année (depuis 1982), cours mutualisé avec la licence AES. Droit international de l’environnement – Master1et Master 2 (environnement, aménagement et urbanisme) depuis 2004 – Master à distance : formation depuis 2004 – Master droit du développement durable depuis 2006. Relations internationales – Licence en droit 1ère année (Limoges et Brive) depuis 1977 – Licence AES 2ème année depuis 1980 – Maîtrise AES 4ème année, travailleurs sociaux depuis 1990 Grands problèmes politiques contemporains – Licence en droit 1ère année depuis 1990, cours mutualisé avec la licence AES 1ère année, à Limoges et à Brive.

  B/Le processus des questions en amphi et en salle

Cette pratique pédagogique, institutionnalisée dans tous mes cours, à ma connaissance et sauf erreur, n’existe pas à ce jour sous cette forme dans les universités, en tous les cas les facultés de droit, ou alors elle doit être rarissime. Si certains enseignants visiteurs du site la trouvent intéressante peut-être lui donneront-ils le jour ? J’ai pu beaucoup apprendre des étudiants et eux ont eu la possibilité, ici ou là, d’entrer dans quelques réponses possibles et d’avoir une forme de reconnaissance de leurs  questions qui ont été au nombre  d’un peu plus de 5000 !

 Cette pratique pédagogique a vu le jour dès 1972 de la 1ère année au Dea puis au Master. Peu de temps après mon arrivée à Limoges, j’ai écrit dans la revue de l’Université un article sur la pédagogie qui soulignait, entre autres, cette idée pédagogique pouvant être intéressante.

  A la fin des cours les étudiants posent des questions par écrit anonymement (quelquefois quelques prénoms ou noms apparaissaient), (depuis quelques années s’ajoutent des mails mais peu nombreux).Les deux extrêmes sur un semestre de cours ont été de 8 à 85 questions. La moyenne des questions semestriellement en 1ère, 2nd et 3ème années était de 20 à 25, en IPAG 4ème année 15 à 20 questions par écrit à la fin du cours, les chiffres ont été stables à travers les années sauf exceptions. La plupart sont posées en quelques lignes, certaines sont beaucoup plus longues. J’y répondais au début du cours suivant, oralement, rapidement ou longuement. C’est ainsi que j’ai pu essayer de répondre à un peu plus de 5000 questions (5025 exactement, gardées  dans des cartons, et au final le 1er septembre 2013 trente questions symboliquement conservées dans un album). Le chiffre parait impressionnant mais il faut le rapporter aux 41 ans d’enseignement, ce qui fait une moyenne d’environ 123 questions par an pour l’ensemble de mes cours.

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 Les questions étaient  le plus souvent globales, quelquefois très précises, de temps en temps elles voulaient m’impliquer (« Pour vous qu’est-ce que le droit ? », « Qu’est-ce-que vous proposez comme critères du choix d’un métier ? »), ou alors l’étudiant(e) s’impliquait : « Je suis en train de décrocher, je suis débordé dans la masse des cours de cette première année, pouvez-vous me donner des aides dans les méthodes ? » , «  Ma flamme s’est éteinte. Pouvez-vous m’aider à la rallumer et me dire pourquoi je peux croire encore en l’homme ? ». « Monsieur, comment ralentir ce monde qui va trop vite ? C’est comme un manège qui accélère et je ne peux pas descendre. » «Monsieur, l’écologie s’occupe de la fin du monde et on ne sait pas quand elle arrive, mais il y a ceux qui doivent s’occuper de leurs fins du mois et ils savent quand elles arrivent.Etes- vous d’accord avec ce que je viens de vous dire ?» Enfin des questions sur les critères du « choix d’une profession » m’ont amené  à proposer aussi un texte distribué depuis cinq ans en fin d’année et mis sur ce site. 

 A partir du DEA puis du Master s’ajoutent des questions orales assez nombreuses (c’est une pratique plus connue et plus utilisée), elles ont été  rarissimes dans les autres années pendant les cours.

 En ce qui concerne les examens : Chaque année depuis 41 ans j’ai interrogé, sur les deux sessions, entre 920 et 1650 étudiants. Autrefois j’avais un mois entier d’oraux et aussi des copies. Depuis une vingtaine d’années les oraux étaient devenus des exceptions ce que je regrette vivement.

C/- Direction de travaux de recherche

Surtout l’accompagnement de 326 mémoires.

J’ai refusé les demandes de direction de thèses (95 demandes, essentiellement du master à distance) pour  me consacrer pleinement aux directions de mémoires qui ont été très nombreuses. J’ai cependant siégé, à la demande de collègues, dans 21 jurys de thèses.

 J’ai décidé de me consacrer aux directions de mémoires ( de 1973 à 1997 en moyenne 4 chaque année, de 1998 à 2011 entre 10 et 22 chaque année , en moyenne 16), au total  326mémoires accompagnés de 1972 à septembre2013. Dans le passé : – Mémoires de DEA de droit de l’environnement de 1996 à 2003. – Mémoires de DEA de droit public : 1973-1978. – Mémoires de DESS de droit de l’environnement : 1988-2000. – Mémoires de maîtrise AES : 1990-1995. – Mémoires de cadres du travail social (correspondant à la 4ème année d’AES : 1998- 2005. – Mémoires du diplôme d’université de droit de l’environnement (pour les professionnels) : 1998-2003. – Rapports de stages de Magistère de droit de l’environnement : 1988-2002. – Rapports de stages de licence en langues étrangères appliquées (sujets de relations internationales) : 1980-1995.

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Les dernières années de 2004 à 2013 : – Mémoires du master à distance de droit international de l’environnement depuis 2004, en moyenne 13 sur 110 – Mémoires du master de droit de l’environnement, de l’aménagement et de l’urbanisme depuis 2004, en moyenne 6 sur 22. – Mémoires du master du droit du développement durable (pour les professionnels) depuis 2006, en moyenne 1 sur 6. -Sans oublier les rapports de stage du master de droit de l’environnement depuis 2004, en moyenne cinq.

A mon sens l’enseignement à distance n’est pas évident pour accompagner des mémoires, rien ne remplace au minimum trois réunions de travail  avec un étudiant comme c’est le cas pour les deux autres masters de droit de l’environnement suivis par les étudiants à Limoges. Il n’en reste pas moins que l’enseignement à distance est une chance pour des étudiants qui n’ont pas encore d’autres possibilités sur place et, en s’organisant bien, de part et d’autre, on peut faire du bon travail, la prospective de certains mémoires est remarquable .  

 

D/ – Enseignements de formation continue

Au total j’ai assuré des cours et des séminaires dans 42 séries de formations… ce qui est beaucoup  même sur 41 ans.Faute de temps je n’ai pu m’engager dans  12 autres demandes de formation.

Ce nombre élevé venait du fait que les matières dans lesquelles j’intervenais étaient très demandées,ainsi les communautés européennes,les relations internationales,les grands problèmes politiques contemporains,le droit international de l’environnement.

 J’ai rencontré des auditoires (15 à 80 personnes) très motivés, les dialogues ont été nombreux, passionnants et chaleureux.

– Communautés européennes (çà n’était pas encore l’Union européenne) : histoire, caractères, institutions, enjeux Pendant cinq ans (1989-1994) je suis intervenu dans ces stages de formation : – Cadres du secteur privé : premier stage organisé avec le SUFOP en 1990 deuxième stage avec le SUFOP et l’Union Patronale du Limousin en 1991. – Fonctionnaires des préfectures : préfecture de Limoges en 1990 préfecture de Tulle en 1991 sous-préfecture de Brive en 1991. – Fonctionnaires des affaires culturelles : interventions à la Direction des affaires culturelles du Limousin en 1991 interventions à la Direction des affaires culturelles d’Aquitaine à Bordeaux en 1992. – Personnels de l’action sociale : trois séminaires de quatre heures en 1989, six en 1992. – Personnels des hôpitaux : trois interventions en 1991.

-Autres enseignements de formation continue – Professeurs de l’enseignement secondaire : stages sur les aspects internationaux de la protection des droits de l’homme, à Tulle et à Limoges en 1989. – Elèves instituteurs : cours de droit public à Tulle, Guéret et Limoges en 1981, 1983 et 1985. – Agents hospitaliers : cours de droit public à l’hôpital de Brive et à celui de Tulle pour des participants préparant les concours de promotion interne, en 1979 et 1980. – Elèves infirmier(e)s : au Centre hospitalier régional de Limoges j’ai dispensé des cours sur les Nations Unies, l’Organisation mondiale de la santé et les aspects internationaux de la santé dans le monde de 1981 à 1988, puis de 1991 à 1993.

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Candidats répondant aux conditions de la préparation à l’examen spécial d’entrée à l’université : en 1989. On m’avait demandé  d’aider à mettre en place cette formation très utile  et d’y enseigner. – Notaires : le droit international de l’environnement, cours en 1998. – Professionnels du privé (diverses entreprises) et du public (fonctionnaires de ministères…) qui suivaient le diplôme d’université en droit international de l’environnement : 1998-2003.

  Les dernières formations continues assurées de 2004 à 2013 : Cadres du travail social (AES 4ème année, et diplôme « d’ingénierie sociale ») : relations internationales, cours depuis 1998, grands problèmes politiques, depuis 2007.Les promotions étaient remarquables dans leurs motivations,leurs questions,leurs débats,leurs mémoires. – Professionnels : avocats, juges, enseignants, fonctionnaires des ministères de l’environnement, de l’agriculture, de l’industrie…qui suivent le master à distance (2/3 de professionnels, 1/3 d’étudiants) de droit international de l’environnement depuis 2004. – Professionnels : master de droit du développement durable depuis 2006.

 

E/ – Interventions dans le cadre de colloques suivis de publications (23 interventions)

 

– Colloque de la Société Française de Droit International sur « La frontière » à Poitiers en 1979, intervention publiée dans la partie « débats » des actes du colloque (Pedone, 1980). – Colloque international sur « Les droits de l’homme et l’espace francophone » à Limoges en octobre 1989 – Assises mondialistes sur la paix, l’environnement, les droits de l’homme à Tours du 25 au 28 avril 1990 : communication. – Colloque « Paix, guerre et droit international », CNRS, Paris en avril 1992. Intervention sur les conflits armés et l’environnement – Journée d’étude du 8 mai 1993 : « Vous avez dit progrès ? » de l’Association internationale de techniciens experts et chercheurs. Intervention sur la recherche militaire : publication partie « débats » du colloque. – Colloque « Science, pouvoir et démocratie » le 4 octobre 1996 à Paris – Colloque international des 14 et 15 novembre 1996 à Limoges réunissant des membres des secrétariats des conventions et des universitaires sur le thème : « Les institutions des conventions de droit de l’environnement ». Publication aux Presses Universitaires de Limoges en 1999. – Colloque de l’INRA à Paris le 21 janvier 1999 sur «Le droit de l’environnement et l’INRA ». Publication INRA – Colloque de Nantes le 3 novembre 1999 : « Union Européenne, MERCOSUR et protection de l’environnement ». Intervention relative à l’analyse critique de la Convention sur la biodiversité. – Séminaire du 17 novembre 1999 à Limoges sur la protection des sols. Intervention sur « La protection des sols en droit international de l’environnement ». Publication CRIDEAU. – Séminaire du 5 avril 2000 à Limoges sur « L’incertitude scientifique et l’incertitude juridique en droit de l’environnement ». Intervention cf. publication CRIDEAU.

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– Colloque sur les paysages le 18 janvier 2001 à Limoges, intervention sur « Les paysages et la Convention sur le patrimoine mondial » : publication CRIDEAU. – Colloque réunion mondiale des juristes de l’environnement, 2001, intervention sur l’enseignement du droit de l’environnement, publication 2010, passage dans le DIE, éditions Ellipses. – Colloque sur la sécurité et les droits de l’homme, le 8 décembre 2001 à Ankara en Turquie. Intervention sur « le  droit à la paix ». Publication dans un ouvrage turc des travaux du colloque, décembre 2002. – Colloque sur les réfugiés écologiques, 23 juin 2005. Publication REDE décembre 2006. – Colloque sur l’Agenda 21 de la Conférence de Rio et ses applications, décembre 2005 à Limoges. Colloque franco-brésilien. Publication CRIDEAU 2007. – Colloque de l’Association des juristes démocrates sur le droit de la guerre. Intervention sur le droit à la paix, Paris, 11 et 12 décembre 2008. – Colloque OMIJ sur les droits de l’homme face à la guerre. Intervention sur la protection de l’environnement et les conflits armés, 15 et 16 décembre 2008, OMIJ Limoges. Publication sous la direction de JP.Marguénaud et de H Pauliat Dalloz, 2009 – Colloque sur les catastrophes écologiques et le droit. Introduction générale sur « Les catastrophes écologiques et le droit : des idées, des moyens, des volontés ». OMIJ-CRIDEAU, 11, 12 et 13 mars 2009, Limoges. Publication Bruylant, 2011 – Colloque sur Droit, sciences, techniques : quelles responsabilités ? 22et23 mars 2011 à Paris, organisé par le Réseau DST, intervention sur les recherches relatives aux armes de destruction massive, avec J .Bétaille, S.Jolivet, D.Roets, publication Lexis Nexis,2011 – Colloque CRIDEAU-OMIJ , 29 et 30 septembre,1er octobre2011,Quelle ambition pour le droit de l’environnement ? Interventions sur l’Organisation mondiale de l’environnement, et sur une convention de protection de l’environnement pendant les conflits armés.

-Colloque CADHOM (recherche, dans le cadre de l’Agence Nationale de la Recherche, sur les catastrophes et les droits de l’homme(CADHOM), colloque Paris, à Sciences Po, juin2013.

-Colloque international, Migrations et changements climatiques, présentation du projet de convention sur les déplacés environnementaux, Paris, 12 septembre 2013.

F/ – Initiatives et organisations de quatre colloques internationaux

J’ai pris l’initiative de quatre colloques internationaux et contribué à assurer leur organisation sous la direction de Michel Prieur. Les actes de ces colloques ont été publiés ( au Pulim pour les deux premiers, à la RJE pour le 3ème, aux éditions Bruylant pour le 4ème.)

1- Le premier réunissait des membres des secrétariats de conventions (dont certains se rencontraient pour la première fois ), et des universitaires les 14 et 15 novembre 1996 à Limoges sur les « Institutions des conventions de droit international de l’environnement ».

2- Le second, le 5 avril 2000, avait pour thème « L’incertitude scientifique, l’incertitude juridique et la protection de l’environnement » ; il réunissait des scientifiques et des juristes.

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3- Le colloque suivant portait sur « Les réfugiés écologiques » le 23 juin 2005 à Limoges : il réunissait en particulier des membres de l’OMIJ et du CRIDEAU.

4- Le dernier colloque s’intitulait « Les catastrophes écologiques et le droit. Echecs du droit, appels au droit », (11, 12 et 13 mars 2009). Nous l’avons construit, Julien Bétaille  et l’auteur de ce site, Michel Prieur était là aussi une fois de plus. Ce colloque a répondu à un besoin essentiel, il était organisé par l’OMIJ-CRIDEAU, il a été particulièrement porteur. En droit les colloques sur trois journées sont rarissimes, ces journées ont été une  réussite intellectuelle et conviviale, en particulier à travers la présence de  doctorant(e)s venant de nombreuses universités.G/-    G/Les trois réunions mondiales des juristes de l’environnement

 

Elles ont été l’occasion d’une prospective juridique exceptionnelle qui s’est traduite par trois séries de recommandations publiées et un appel mondial des juristes en juin 2011, à cela il faut ajouter une convivialité internationale particulièrement chaleureuse.

En 1991(préparation de la Conférence de Rio), en 2001(préparation de la Conférence de Copenhague), en 2011(préparation de la Conférence de Rio).

 Il s’agissait de penser en équipe, sous la direction de Michel Prieur, ces trois réunions mondiales de juristes et d’associations de droit de l’environnement, puis de participer à leur organisation.

 Les trois « appels de Limoges » ont été  publiés (voir le site du CIDCE), ce sont des recommandations à destination des Conférences des Etats.

H/- Autres interventions pédagogiques dans le cadre de la Faculté

Organisation de visites et de conférences à l’UNESCO de 1978 à 1981 Avec une trentaine d’étudiants en maîtrise de droit nous allions vivre une journée de conférences  à l’UNESCO.

-Les projets professionnels personnalisés ( PPP) (2003-2006) Les « projets professionnels » des étudiants de licence en droit de seconde année consistent à organiser six conférences sur les métiers (4 à 7 professionnels par conférence), à leur faire construire un dossier sur l’ensemble des métiers du droit, à organiser des travaux dirigés avec le S.U.I.O. et à participer à leur animation, enfin à leur demander un dossier sur leur projet personnel. Il s’agit ensuite de corriger les 350 dossiers. Animer une matière telle que les PPP de seconde année est aussi prenant que passionnant.

-Participation aux journées d’information sur les débouchés en droit Ces journées sont organisées pour les étudiants de Limoges par le Bureau universitaire d’information, par la Faculté, par l’Université. Depuis la création des « Forums » j’ai tenu à être présent le plus souvent possible pour essayer de contribuer à éclairer des choix de lycéens. J’ai participé à 2 forums à Brive et à 16 forums à Limoges.

-Présidences de jurys de baccalauréat.Dans le cadre des activités statutaires des universitaires j’ai, bien sûr, assuré de nombreuses présidences de différentes séries de baccalauréats au cours de ces 41 ans, essentiellement à Brive  et à Limoges,                                                                                                         

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I/ – Autres interventions pédagogiques Certains sujets traités dans les ouvrages et certains articles m’ont valu des sollicitations d’associations et d’organisations non gouvernementales. L’essentiel du travail dans les différents lieux d’intervention a consisté à valoriser les aspects juridiques de ces questionnements lorsque l’auditoire n’était pas composé de juristes.   Dans le cadre d’associations de développement de pays du Sud

 De 1973 à 1978 animation de 12 sessions de formation de personnes appartenant à des associations tiers-mondistes.

Interventions destinées à des enseignants du secondaire sur l’éducation aux droits de l’homme et à la paix .

L’une en février 1984 (une soixantaine d’enseignants du primaire et du secondaire), l’autre en octobre 1990. J’ai proposé que ce type de formation existe dans le « plan académique de formation » à destination des enseignants sous l’intitulé « Education aux droits de l’homme, à la paix et à l’environnement » avec les interventions en particulier d’enseignants de droit public. Le Conseil de l’Europe, l’UNESCO et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) invitent d’ailleurs les Etats à mettre en œuvre de telles formations pour l’instant encore trop peu nombreuses en France. Un stage de formation a été réalisé en janvier 1993.

 Dans le cadre de la « Maison des droits de l’homme » Je l’ai créée à Limoges en 1985 avec deux amis : les vingt associations qui y travaillent mettent en avant les thèmes d’éducation à la paix et d’éducation aux droits de l’homme. Ainsi il m’est arrivé d’intervenir sur ces thèmes dans des écoles ou des lycées, de même à la Maison des droits de l’homme, par exemple en février 2007, sur « La protection internationale des droits de l’homme ». Lorsque je dirigeais une importante ONG de 1974 à 1977 j’avais amené le conseil d’administration de cette ONG à mettre l’accent sur la formation des militants.

Dans le cadre de la publication des deux ouvrages « Construire la paix » De mars 1988 à février 1989 : 11 conférences-débats à travers la France pour présenter les deux tomes écrits de 1983 à 1988. Les auditoires étaient variables (de …6 à 180), les débats souvent passionnants.

Coordination d’un « Comité régional d’éthique pour la paix » Coordination éphémère, créée de 1989 à 1991, regroupant des universitaires, des membres des catégories socioprofessionnelles, des représentants d’associations, d’élus, ayant pour objectif de conduire une réflexion débouchant sur trois études : «Ethique et industries d’armements en Limousin », « Ethique et recherches militaires en Limousin », «Ethique et éducation à la paix en Limousin ». Il est dommage que ce comité ait échoué et  se soit éteint rapidement.

Dans   le     cadre   d’«Universités     du    troisième   âge » 

   Surtout à Brive depuis 1979 et plus rarement à Limoges depuis 1982(avec Pierre Vellas nous irons soutenir le lancement de cette université en 1973)  : interventions à leur demande (tous les deux ou trois ans) à travers des conférences-débats de deux heures sur une dizaine de thèmes de relations internationales : les Nations Unies, la bataille des océans, le désarmement, la guerre, le sous-développement, les enjeux du droit international de l’environnement (octobre 1992), la crise du système international (octobre 1994), « Quelle Europe ? » (janvier 1990, décembre 1998), « Quels devenirs pour l’humanité ? » (2005).

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Interventions sous forme de conférences à la demande d’associations de Limoges Par exemple quelques interventions : la guerre (1975), les ventes d’armes (1988), le principe de précaution (décembre 1994), le système international productiviste et les moyens de le remettre en cause (mars 2003), « Quels devenirs pour l’humanité ? » (A la demande des « Amis du Monde diplomatique », novembre 2006). L’invitation par des associations du Plateau de Millevaches donne lieu à deux interventions,l’une en décembre 1998,  « l’Europe: quels devenirs? », l’autre en mars 2007, au Villard les Plateaux Limousins-Royère de Vassivière ,  « Quels devenirs pour l’humanité? ».

 

TROIS PROPOSITIONS  DE  CREATIONS  DE COURS :

 

 

Conclusion relative à l’enseignement sous le forme d’un vœu   de créations de nouveaux cours, après étude de droit comparé, pour analyser ce qui peut se faire ici et là :

 

1- Ne faudrait-il pas penser  introduire quand çà n’existe pas et développer quand çà existe déjà,  de la maternelle à l’université, des théories et des pratiques de règlement des conflits ? Certes le droit est  présent dans ce domaine  (pratiques de médiation, droit international, histoire des conflits, sociologie des conflits, règlement des conflits dans telle et telle discipline …) Mais  une des choses les plus importantes de la vie on ne nous l’a  pas apprise : Comment régler nos conflits personnels et collectifs ?

 

2- Créer également  des cours, à différents niveaux, dans diverses disciplines,  sur la vitesse dans nos sociétés. Paul Virilio a été un des premiers à lancer cette idée, il faut la concrétiser, là aussi le droit comparé sera précieux.

 

3-Enfin il est  anti pédagogique et dommageable à de multiples points de vue  que les Facultés de droit n’aient pas créé massivement, du début à la fin des études, des cours de prospective juridique. Là aussi le droit comparé avec d’autres pays sera utile. Certes en France certains enseignants  ont mis en avant des éléments de prospective juridique dans leurs cours, par exemple en proposant aux étudiant(e)s d’imaginer l’élaboration d’une convention internationale. Mais ne faudrait-il pas aussi des cours spécifiques, théoriques et pratiques, de prospective juridique? « L’imagination est plus importante que la connaissance » disait Einstein. Quelle place donner à l’imagination dans nos formations juridiques ?

 

 

                                       Troisième partie        UN   CHERCHEUR

 

 

Si  je devais symboliquement retenir trois éléments de ma vie de chercheur ce seraient lesquels ?

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1/ Une question qui m’accompagne depuis plus de quarante (1972-2013) qui accompagne peut-être beaucoup de ceux et celles qui découvriront  ce site : cette veille de fin des temps peut-elle encore, et à travers quels moyens, se transformer en aube d’humanité ?

 

2/ Je pense que le livre le plus global, critique et créateur que j’ai écrit a été en 1988 « Construire la paix »,  deux volumes. Le livre qui a été le plus lu en France et à l’étranger (grâce au master à distance que je dirigeais) est celui des trois éditions de « Droit international de l’environnement ». Le livre le plus original a été le seul tiré à compte d’auteur « Au trésor des souffles » que je fais partager  pour une large part sur ce site à la rubrique « Recueil ».

 

3/ J’ai eu la chance et la volonté d’écrire sur ce qui me tenait à cœur, en essayant d’avancer des analyses globales, critiques et créatrices. J’ai été peu doué pour entrer dans des démonstrations juridiques très rigoureuses et très fouillées, ayant beaucoup plus l’esprit de synthèse que  d’analyse. Mon directeur de thèse (sur «Les moyens de coordination et de planification internationales de l’éducation » (publiée à la LGDJ en 1973) l’avait bien observé dans la préface : « Suivons l’auteur dans ses propos, même si parfois plus de pénétration dans l’analyse aurait davantage servi son dessein. Mais il y a des natures dont la richesse est avant tout dans l’appréhension des problèmes et des solutions. Elles peuvent l’emporter sur les démonstrations les plus pénétrantes. De cette richesse M.J.M.Lavieille est comblé. » Oui, les analyses méticuleuses étaient et sont encore vécues comme un obstacle à surmonter alors que j’ai plongé et je plonge avec joie dans les synthèses, les prospectives et les propositions.

 

J’en profite pour redire ce que vous savez : chacun chacune de nous a des forces et des faiblesses, des dons et des manques, des qualités et des défauts.

 Ne faut-il pas arriver, pour soi-même et pour les autres, à les repérer peu à peu et, si on le veut, à les faire bouger sur tel ou tel point que l’on juge important. C’est une des chances d’une  éducation porteuse d’amener les personnes à les découvrir et à agir.

Quant aux  échecs  ils devraient  être  là  non pour nous punir mais  pour en tirer des leçons, pour  lever des obstacles,  découvrir d’autres chemins, et aussi d’ailleurs  apprendre  à nous relever.

 

 

I- PRESENTATION  GENERALE DES  SOIXANTE CINQ  TRAVAUX

  A/Les travaux présentés ici comprennent : 65 travaux répartis ainsi : 52 articles,10 ouvrages  (dont la thèse ainsi qu’un ouvrage collectif dont j’ai assuré la direction scientifique et la rédaction de sept chapitres, et un autre ouvrage collectif dont j’ai assuré la rédaction de deux chapitres, un ouvrage non publié tiré à compte d’auteur, intitulé « Au trésor des souffles »).D’autre part 2 mémoires de fin d’études universitaires et un complément de thèse n’ont pas été donnés à la publication. Ainsi sur les 64 travaux 60 ont été publiés. Tous les travaux (ouvrages et articles) proposés à la publication ont eu la chance d’être publiés.

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 L’essentiel des travaux est consacré au droit international public (en particulier au droit international du désarmement, au droit de la paix et au droit à la paix, enfin surtout au droit international de l’environnement) et aux relations internationales.

En ce qui concerne le droit international de l’environnement 27 articles et 3 ouvrages ont été publiés, dont un manuel de DIE qui a fait l’objet à ce jour trois éditions. Ont été aussi publiés dans les autres disciplines de droit public : deux articles de droit constitutionnel, deux articles de sciences politiques et deux de droit administratif. – Du point de vue du nombre de pages, les mémoires non publiés représentent 203 pages (73 et 130). Les articles publiés représentent 1337 pages (1077 en DIP et DIE, 167 en relations internationales, 50 en droit administratif, 58 en droit constitutionnel et sciences politiques) ; les ouvrages publiés représentent 1975 pages (à cela on peut ajouter 222 et 30 pages des deux ouvrages collectifs dont j’ai assuré la direction), le complément de thèse représente 115 pages, soit au total de l’ordre de 3897 pages.

 N’ont pas été recensés ici des travaux de « vulgarisation » ou divers autres travaux : 14 articles publiés dans des journaux,  25 articles publiés dans des revues associatives. N’ont pas été recensés des dossiers pédagogiques (17 thèmes de grands problèmes politiques) donnés à des étudiants et à des stagiaires, 21 plans d’interventions et de conférences distribués aux participants ainsi que, pendant deux ans, le polycopié d’un cours de relations internationales.  N’ont pas été recensées 6 notes de lecture publiées à la Revue juridique de l’environnement et à la Revue européenne de droit de l’environnement, sans oublier deux préfaces, l’une d’un ouvrage sur « le droit des déchets en Afrique », l’autre sur « La gestion transfrontalière des forêts en Afrique de l’Ouest ».

B/ Une information essentielle relative à la thèse soutenue  en 1972. Une fois terminé le DES de droit public fin 1970, j’ai préparé pendant l’année 1971 à la fois le DES de sciences politiques et la thèse (mention très bien à l’unanimité des membres du jury en mai 1972). Mon objectif était de passer un concours à l’UNESCO mais les profils de poste cette année-là ne me laissaient aucune chance, je n’ai pas donné suite à ce projet.

 Etant originaire de Brive, l’enseignement et la recherche me tentant aussi, j’ai posé ma candidature à la Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges, j’ai été heureux d’intégrer l’Université. Par la suite cette thèse, faite pour l’UNESCO et faite  rapidement (une thèse dure 4 ans en moyenne) a été jugée bien sûr insuffisante pour une agrégation. J’ai essayé de dépasser ce handicap : articles et ouvrages m’ont aidé à le faire. J’ai rédigé aussi, en 2001, une étude complémentaire de la thèse pour faire le point en ce domaine sur l’évolution de la situation en trente ans.

 

C/ Une participation à une expérience collective exceptionnelle : pendant une année, en nous réunissant chaque mois une journée entière, nous avons construit, à sept universitaires de l’OMIJ-CRIDEAU (directeur Gérard Monédiaire) et du CRDP (Centre de recherches sur les droits de la personne), (directeur Jean-Pierre Marguénaud ), un projet de convention sur les déplacés environnementaux. Vingt trois personnes extérieures sont ensuite intervenues, nous avons organisé trois séminaires, deux colloques internationaux et des collègues ont fait sept interventions à l’étranger, en particulier Julien Bétaille, Jean-Pierre Marguénaud et Michel Prieur  dont les rôles ont  été déterminants pour faire connaître le projet qui a fait l’objet de diverses publications (par exemple voir site du CIDCE).

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D/ La classification des travaux est basée sur la chronologie (et aussi sur la discipline et la nature des publications) : ainsi successivement la fin de mes études (deux DES, deux diplômes d’instituts, la thèse), puis les débuts à l’université (assistant pendant un an, chargé de cours pendant 5 ans) enfin maître-assistant (7 ans) et maître de conférences (28 ans).

II – TRAVAUX DE FIN D’ETUDES UNIVERSITAIRES 1969 – 1973

1 – Relations internationales – Mémoire – 1969 : Institut d’études internationales de Toulouse L’aide technique internationale aux pays en voie de développement en matière d’administration publique. 2 – Sciences politiques – Mémoire – 1971 : DES de sciences politiques La planification de l’éducation : aspects nationaux et internationaux. 3 – Droit international de la coopération – Ouvrage, Thèse publiée – 1973 Les moyens de coordination et de planification internationales de l’éducation, préface de P.  Vellas  – Librairie générale de droit et de jurisprudence(LGDJ) – 1973.

III-TRAVAUX PUBLIES COMME ASSISTANT ET CHARGE DE COURS 1974-1977

4 – Sciences politiques – Article – 1974 L’art de se taire en politique : Revue de droit international des sciences diplomatiques et politiques, janvier – mars 1974 n°1. 5 – Droit international public, organisations internationales – Article – 1974 Les premiers pas de la planification internationale par les organisations internationales : Revue de droit international, des sciences diplomatiques et politiques, janvier- mars 1974 n°1. 6 – Droit administratif – Article – 1974 Le permis de construire tacite automatique : Revue de droit public, juillet – août 1974. 7 – Droit constitutionnel, sciences politiques – Article – 1975 La notion de peuple : Revue de droit international, des sciences diplomatiques et politiques, janvier – mars 1975 n°1. 8 – Relations internationales – Article – 1975 La communauté internationale mixte de force et d’esprit : Revue de droit international, des sciences diplomatiques et politiques, avril – juin 1975 n°2 . 9 – Droit constitutionnel et sciences politiques – Article – 1975 La notion d’uniformisation de la politique : Revue politique et parlementaire, mars – avril 1975 n° 855. 10 – Relations internationales – Article – 1975 A propos du tiers-monde : de la domination subie à la solidarité vécue : Revue politique et parlementaire, décembre 1975 n°859. 11 – Droit international public, Nations Unies – Article – 1977 La procédure de suspension des droits d’un Etat membre des Nations Unies : Revue générale de droit international public, avril-juin 1977 n°2.

IV-TRAVAUX PUBLIES COMME MAÎTRE – ASSISTANT (1978-1984) ET MAÎTRE DE CONFERENCES (1985-fin 2013)

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12 – Droit administratif – Article – 1978 Les principes fondamentaux de l’enseignement dans le droit positif français : Actualité juridique de droit administratif, avril 1978 n°4. 13 – Droit international public, organisations internationales – Article – 1979 Les typologies des organisations internationales : Revue de droit international, des sciences diplomatiques et politiques, octobre – décembre 1979 n°4. 14 – Sciences politiques – Article 1981 Pour une analyse globale des phénomènes minoritaires : Revue de droit international, des sciences diplomatiques et politiques, octobre – novembre 1981 n°4. 15 – Relations internationales- Article – 1986 Types d’analyses relatives aux possibilités de déclenchement d’une troisième guerre mondiale : Mélanges offerts au Professeur Pierre Montané de la Roque, Toulouse 1986. 16 – 17- Droit international public, relations internationales –Deux ouvrages, 1988 Construire la paix : Premier volume : les armements détruisent l’humanité et Deuxième volume : l’humanité détruira les armements – Editions : La Chronique Sociale Lyon, 1988, 470 pages. 18 – Droit international public, Droits de l’homme – Article – 1989 La protection internationale des droits de l’homme : Non-violence actualité, décembre 1988 n°120 et janvier 1989 n°121. 19 – Droit international public, Droits de l’homme – Article – 1989 Les rapports entre les droits de l’homme, le développement et la paix : Communication au colloque international sur « Droits de l’homme et espace francophone », octobre 1989, Revue trimestrielle des droits de l’homme, 1989 n°3. 20 – Droit international public, Nations Unies – Article – 1991 Droit international, Nations Unies et guerre du Golfe : Damoclès, janvier 1991, n°46 et Mélanges offerts au Professeur Guy Chambon, éditions PULIM 1992. 21 – Droit international public – Environnement – Article – 1991 Les rapports entre la paix et l’environnement : dossier pour la revue Damoclès, mars 1992, n°52. 22 – Droit international public – Environnement – Article – 1992 Guerres, protection de l’environnement et droit international. Communication au colloque d’avril 1992, CNRS Paris : « Droit international aujourd’hui : la paix, la guerre ». Publication dans les Actes du colloque et dans la Revue juridique de l’environnement (RJE), 1992 n°4. 23 – Relations internationales, Nations Unies – Article – 1993 Quelle O.N.U., pour quelle paix ? Damoclès, avril 1993 n°57. 24 – Relations internationales – Article – 1994 Les rapports entre la paix et la démographie : Damoclès, avril 1994 n°62. 25 – Relations internationales – Article – 1995 La responsabilité des scientifiques travaillant à des fins militaires : Damoclès, premier trimestre 1995 – n°64 et colloque « Science, pouvoir et démocratie », revue Archimède et Léonard, 1997 n°13. 26 – Droit international public – Environnement – Rapport – 1995 Aspects juridiques de l’Agenda 21 : recherche pour le Ministère de l’environnement, décembre 1995 : écriture de quatre chapitres. 27 – Relations internationales – Article – 1996 La crise du système international : Mélanges offerts au Professeur Pierre Braun, éditions PULIM, 1998. 28 – Réflexions d’ordre éthique et politique – Environnement – Article – 1997 Les rapports entre les moyens et les fins : article ajouté en post face du livre sur les institutions des conventions de protection de l’environnement, éditions PULIM 1999. 29 – Droit international public – Ouvrage – 1997

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Droit international du désarmement : éditions L’Harmattan, collection « Logiques juridiques », 1997.préface du Président de la Cour internationale de justice, M. Bedjaoui 30 – Droit international public – Environnement – Ouvrage – 1998 Droit international de l’environnement, préface de M . Prieur, éditions Ellipses, collection « Le droit en questions », septembre 1998. 31 – Relations internationales et histoire – Article – 1998 Un lotois,  fondateur de l’Académie des Sciences Coloniales : actes du septième colloque de l’Association des écrivains de langue française, collection Mondes Francophones, 1998. 32 – Droit international public – Environnement –Article et direction de l’ouvrage , 1999 Les institutions des conventions de protection de l’environnement : rapport pour le Ministère de l’environnement, 1998, direction scientifique et rédaction de sept chapitres. Publication aux Presses Universitaires de Limoges (PULIM) en 1999. 33 – Droit international public – Environnement – Article – 1999 Les secrétariats des conventions de droit de l’environnement : colloque INRA, actes publiés par l’INRA, actes et communications 1999, n°16. 34 – Droit international public – Environnement – Article – 1999 Analyse critique de la Convention sur la biodiversité : colloque de Nantes : « Union européenne, MERCOSUR et protection de l’environnement ». Publication : Revue de droit rural, août-septembre 2002. 35 – Droit international public – Environnement – Article – 2000 Protection des sols et droit international de l’environnement. Publication Les cahiers du CRIDEAU, 2001 n°9. 36 – Droit international public – Environnement – Article – 2000 Incertitude juridique, incertitude scientifique et droit des changements climatiques. Publication du séminaire du CRIDEAU avec le soutien du groupement sciences et droit (GDR) éditions PULIM, 2000 n°3. 37 – Droit international public – Environnement – Article – 2001 Les paysages et la Convention sur le patrimoine mondial. Colloque sur les paysages le 18.01. 38 – Droit international public – Etude complémentaire de la thèse de 1973, étude faite en 2001 Le droit à l’éducation dans les déclarations et les conventions internationales. Non donné à la publication. 39 – Droit international public – Environnement – Article – 2001 Le droit international de l’environnement : quels moyens pour résister et construire ? Publication : réunion mondiale des juristes et des associations de droit de l’environnement les 9 et 10 novembre 2001 CRIDEAU. 40 – Droit international public, droits de l’homme, droit à la paix – Article – 2002 Communication sur le droit à la paix : colloque des 7 et 8 décembre 2002 à Ankara en Turquie : « Sécurité et droits de l’homme ». Colloque organisé sous la direction d’Ibrahim Kaboglu , Publication décembre 2002 Türkige Barolar Birligi. 41 – Relations internationales – Ouvrage – 2003 Les relations internationales, préface de E. Putman et A. Sériaux, La discipline, les approches, les facteurs, les règles, la société internationale, les acteurs, les évolutions historiques, les défis. Editions Ellipses 2003. 42 – Doit international public, Environnement – Ouvrage – 2004 Il s’agit de la seconde édition du « Droit international de l’environnement », nombreuses modifications et mises à jour par rapport à la première édition. Editions Ellipses 2004. 43 – Droit international public – Environnement – Article – 2005 L’assistance écologique. Actes du colloque« Les réfugiés écologiques »REDE, 2006 n°4   44Livre publié à compte d’auteur (épuisé), Recueil de citations, Au trésor des souffles, imprimerie Le Gutenberg, Tulle, 2006. 45 – Droit international public – Environnement – Article – 2006 Agenda 21 et les niveaux géographiques de son application. Colloque franco-brésilien sur l’environnement à Limoges, décembre 2005, Actes du colloque ,2009.  46-Ouvrage tiré à compte d’auteur, « Au trésor des souffles », qui est un recueil de citations et de textes rassemblés par l’auteur  (imprimerie La Gutenberg, 2006, 383pages).

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47-Relations internationales-Article-2007

D’un système international productiviste autodestructeur à une communauté mondiale humainement viable ? Mélanges offerts au Professeur Michel PRIEUR, mai 2007. 48 – Droit international public, Droit à la paix– Article – 2008 Le droit à la paix, colloque sur « les droits fondamentaux », Paris, 10 et 11 décembre 2008. Actes du colloque de l’AIJD, 2009 49 – Droit international public, – Article – 2008 L’indivisibilité des droits de l’homme, colloque sur « les droits fondamentaux », Paris, 10 et 11 décembre 2008. Actes du colloque de l’AIJD, 2009 . 50 – Droit international public, guerre, environnement – Article – 2008 Droit de la guerre, droit de l’environnement, colloque OMIJ Limoges, 15 et 16 décembre 2008. Actes du colloque, Les droits de l’homme face à la guerre, sous la direction de JP Marguénaud et de  Hélène Pauliat, Dalloz, 2009. 51 – Droit international public, Droits de l’homme, Environnement – Article – 2008 Présentation du projet de convention relative au statut international des déplacés environnementaux, en collaboration avec J.P. Marguénaud et J Bétaille, REDE n°4, 2008. 52- Droit international public, Environnement-Article-2008 L’environnement comme cible, article avec Patrice Bouveret, Directeur du CRCPC de Lyon, Rapport du GRIP 2008, N°6 Sécurité collective et environnement 53 – Droit international public, Environnement – Article-2009 , et direction de l’ouvrage Face aux catastrophes écologiques : des moyens, des volontés, des idées, colloque OMIJ- CRIDEAU à Limoges, 11, 12 et 13 mars 2009. Actes du colloque, Les catastrophes écologiques et le droit, échecs du droit, appels au droit, sous la direction de J M. Lavieille, J. Bétaille, M.Prieur , éditions Bruylant, 2012. 54 – Droit international public, Environnement, Article 2009 – Les méthodes de protection de la faune sauvage en droit international de l’environnement, RSDA, 1/2009. 55 – Droit international public, Environnement, ouvrage, 2010 Droit international de l’environnement, 3ème édition dans une nouvelle collection, manuel université droit, Ellipses, 2010, 368 pages 56- Relations internationales, paix, Article, 2011 Les recherches scientifiques à des fins militaires, Planète paix, avril 2011 57- Droit international public, Droit du désarmement, article, 2011 Les recherches scientifiques sur les armes de destruction massive : des lacunes du droit positif à une criminalisation par le droit prospectif, intervention au colloque international du RDST, mars 2011 à Paris, Article fait en collaboration avec J. Bétaille, S.Jolivet, D.Roets, in Droit, sciences et techniques :quelles responsabilités ? Editions LexisNexis, 2011 58- Droit international public, Environnement, article 2011 Vers une Organisation mondiale de l’environnement, rapport prospectif, Réunion mondiale de l’environnement 29,30septembre et 1er octobre 2011, recommandations, CIDCE, 2012 59- Droit international public, Environnement, Droits de l’homme, article 2011

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Comparaison des quatre projets universitaires dans le monde de conventions sur les déplacés climatiques et environnementaux,26 septembre 2011, dans le cadre de l’ANR, recherche « cadhom »,2012. 60- Droit international public, Environnement, Droits de l’homme, article 2012- Les catastrophes écologiques et les droits de l’homme, in Les changements environnementaux globaux et les droits de l’homme, sous la direction de Christel Cournil et de Catherine Fabregoule, Bruylant, 2012. 61- DIE, article 2012, dans l’ouvrage sur la non régression en droit de l’environnement sous la dir. de Michel Prieur et de Gonzalo  Sozzo , les propositions pour rendre plus opérationnel ce principe, Bruylant, 2012.

 62-DIE-article in Un détour par le futur, les formations ouvertes et à distance de la Francophonie, 1992-2012, direction Pierre-Jean Loiret, article de Jean-Marc Lavieille et de François Pélisson , Retour sur expérience : Le master2 DICE, éditions AUF, 2013, chapitre 11, pp 137 à 144.

63-DIE, contrat CADHOM,ANR, réalisé par le  CRIDEAU-OMIJ ,le CIDCE, le CRDP, Catastrophes écologiques et droits de l’homme,11 et 12 juin2013, présentation du projet de convention sur les déplacés environnementaux, publication ,2014.

64-Science politique internationale- Article, Suis-je d’un village, d’une ville, d’un pays, d’un continent, du monde ? Mélanges en l’honneur de Jean-Marie  Breton , à paraitre fin 2014.

65- Droit de l’environnement- Article,La marchandisation de la nature,Mélanges en l’honneur de Soukaina Bouraoui, Mahfoud Ghezali et Ali Mékouar, à paraitre  début 2015.

V-  SYNTHESE  DES  HUIT OUVRAGES PUBLIES ET DES DEUX OUVRAGES CODIRIGES

  Cette synthèse  qui suit est déjà sur le site de façon autonome (aussi à l’ « accueil »).

1 – La thèse : « Les moyens de coordination et de planification internationales de l’éducation », préface de P.Vellas, L.G.D.J. 1973, 206 pages La première partie descriptive analyse les moyens institutionnels, financiers, juridiques de la coordination internationale de l’éducation surtout dans le cadre de l’UNESCO. La seconde partie est porteuse d’une idée qui a fait son chemin. En tenant compte de la technique de planification indicative, concertée, sectorielle mise en œuvre par certaines organisations internationales ne pouvait-on pas penser à ce type de moyens dans le domaine de l’éducation ? La suite des évènements a montré que cette idée s’est concrétisée puisque la Conférence mondiale de l’éducation et plus récemment la Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur, organisées par l’UNESCO, ont débouché sur des plans d’action qui ressemblent pour une part à ceux imaginés dans ce travail voilà trente neuf ans (complément de la thèse en 2001).

2 et 3 – Les deux ouvrages « Construire la paix » : deux volumes, éditions La Chronique Sociale, 1988, (234 et 246 pages) sont autonomes et complémentaires Le premier tome démonte l’ensemble des éléments de la course aux armements. Cette sorte de machine infernale est constituée d’une périphérie, d’une armature dans laquelle fonctionnent des mécanismes psychologiques, idéologiques, institutionnels, juridiques, politiques, militaires. Cette machine infernale est constituée aussi d’un centre, d’un cœur dans lequel fonctionnent des mécanismes économiques, financiers, technologiques, scientifiques. Le second tome reprend ces dix domaines et analyse pour chacun d’eux des contre-mécanismes en route ou possibles.

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Ecrits  avant la chute du mur de Berlin ces livres ne prennent pas en compte l’implosion de l’empire soviétique. Et pourtant, au-delà de cet événement considérable, la course aux armements, dans ses logiques profondes, fonctionne globalement comme analysée il y a 25 ans, même si certaines logiques de désarmement ont commencé à voir le jour.

 

4 et 5 – Les deux ouvrages sur le « Droit international du désarmement », (préface du Président de la CIJ, M. Bedjaoui ), éditions L’Harmattan, 1997, (362 pages) et sur le « Droit international de l’environnement »(préface de M. Prieur), éditions Ellipses, 1998 (192 pages) ont la même structure générale Dans la première partie sont analysés les caractères de chaque discipline à partir des mêmes thèmes : histoire, objet, sources, institutions. A cela est ajoutée l’étude de la vérification des traités de désarmement dans le premier ouvrage et l’analyse des enjeux et du contexte du droit de l’environnement dans le second. Dans la seconde partie de chaque ouvrage est étudié le contenu de chacun de ces domaines à partir essentiellement des traités de désarmement et des conventions de protection de l’environnement. Le premier livre se termine par une analyse transversale de différents domaines du droit international public, autrement dit par l’étude des rapports de ce droit du désarmement avec le droit du développement, le droit de l’environnement et les droits de l’homme. Le second livre se termine par une prospective juridique mettant en avant la nécessité d’un droit de l’environnement mieux appliqué, radical et plus global. Ce qu’il y a de stimulant dans ces deux recherches c’est en particulier la situation de laquelle nous sommes partis : en effet existaient des articles assez nombreux sur les traités de désarmement mais aucun manuel en langue française n’avait été publié dans ce domaine ; pour le droit international de l’environnement existait un manuel mais il fallait, bien entendu, actualiser la matière qui a beaucoup évoluée en dix ans et, surtout, prendre en compte dans la formation, le contenu et l’application de ce droit. Une des avancées les plus positives du droit du désarmement est certainement constituée par les progrès considérables de la vérification des traités bilatéraux, régionaux et internationaux. Un des aspects les plus inquiétants est probablement l’absence du droit par rapport aux recherches scientifiques militaires qui continuent leur ascension plus ou moins irrésistible. Une des avancées les plus positives du droit international de l’environnement est certainement représentée par cet ensemble considérable de conventions de lutte contre des pollutions, de conservation mondiale et régionale de la nature. Un des aspects les plus sombres est probablement le fait que, du point de vue de l’effectivité de ce droit, des choix financiers massifs n’ont pas été faits à ce jour par la communauté internationale dans le sens de la protection de l’environnement. Quand et surtout comment va-t-on sortir de cette véritable récession de la volonté ?

5 bis – L’ouvrage « Droit international de l’environnement », éditions Ellipses, 2004, (191 pages) Tout en conservant le plan général, il a été refondu dans son introduction, dans certains chapitres et, bien entendu, a fait l’objet de nombreuses mises à jour.

6 – L’ouvrage « Relations internationales », préface de E. Putman et A.Sériaux, éditions Ellipses, 2003, (176 pages) Il analyse tour à tour la discipline (histoire, place, objet, lieu pédagogique), les approches (réalistes, marxistes, solidaristes, débat sur la nature de la société internationale, débat sur la mondialisation), les facteurs (géographiques, écologiques, économiques, financiers, monétaires, scientifiques, techniques, militaires, idéologiques, culturels, spirituels, psychologiques, médiatiques, démographiques), les règles des relations internationales (cadre juridique international, principes politico-juridiques des relations internationales, relations diplomatiques), la société internationale (structures, contenu, caractère dominant de la mondialisation), les acteurs (personnes, peuples, humanité, organisations non gouvernementales, autres acteurs de la société civile internationale, Etats, organisations internationales et régionales, techno science et marché mondial), les évolutions historiques (histoire du système inter étatique, histoire du développement, histoire des relations internationales de 1945 à nos jours). Enfin, l’ouvrage analyse les défis des relations internationales : démocratie, justice, protection de l’environnement, paix. Cet ouvrage est pour une large part le produit des vingt-six premières années de cours de « Relations internationales » en première année de droit. Une question m’a accompagné : comment essayer de répondre à une responsabilité : celle de contribuer à faire entrer des (les ?) étudiants dans des questions essentielles ?

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7-« Au trésor des souffles», seul ouvrage à compte d’auteur,  donné par nos soins à des parents et des amis, presses de l’imprimerie La Gutenberg, Tulle, n°0605469,23 décembre 2006, 383pages, recueil de textes et de citations rassemblés par l’auteur. Plan général :

 1ère partie : Les souffles du monde ? (Quelles forces soufflent dans le monde ? Derniers souffles du monde ? Nouveaux souffles du monde ?)

 2ème partie : Notre souffle ! (Chercher son souffle ! Avoir et/ou retrouver son souffle ! Nos souffles de vies !)

3ème partie : Un souffle… (Souffle qui passe…Souffle qui s’éteint…Autre souffle, ailleurs ?!…)

 8 – L’ouvrage de Droit international de l’environnement(DIE),entièrement refondu, dans une nouvelle collection, permettant 150 pages de plus que dans les deux premières éditions, manuel-universités-droit, préface de M. Prieur, 3ème édition, Ellipses, 2010,368 pages. Le DIE ne peut pas, à lui seul, protéger l’environnement mais, aujourd’hui, sans le DIE on ne peut pas protéger l’environnement. Dans une première partie sont analysés les caractères du DIE à travers huit chapitres : relativité et nécessité, nature et objet, histoire et acteurs, enjeux et contexte, sources formelles et techniques juridiques, institutions et juridictions, application et sanctions, faiblesses et forces de ce droit. Dans une seconde partie est analysé le contenu du DIE à travers huit chapitres : concepts et principes, responsabilité internationale et réparation des dommages, air et changements climatiques, eaux douces et milieu marin, sols et forêts, conservation mondiale et régionale de la nature, produits chimiques, déchets dangereux et radioactivité, enfin commerce international, travail, habitat, et conflits armés. Les défis du DIE sont clairs : renforcer son application, rendre opérationnels ses principes, combler ses lacunes, dégager des moyens institutionnels, juridiques et financiers.

Direction et participation à la rédaction de deux ouvrages collectifs:

9 – « Les institutions des conventions internationales de protection de l’environnement », PULIM, 1999, 502 pages, est une recherche faite pour le Ministère de l’environnement. La plupart des conventions internationales et régionales de protection de l’environnement prévoient des organes de suivi. Il était intéressant de dégager les lignes générales de leur évolution en examinant la composition et les fonctions de ces organes. Il était nécessaire de contribuer à combler un vide conceptuel par rapport aux institutions des conventions, tant du point de vue des logiques qui les fondent que de leurs enjeux. Il était important de faire apparaître des propositions pour le renforcement du suivi et du contrôle de l’application de ces conventions en particulier du point de vue institutionnel.

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10 – Les catastrophes écologiques et le droit : échecs du droit, appels au droit, sous la direction de J.M Lavieille, J. Bétaille, M. Prieur, éditions Bruylant, 2011.

A la suite de causes naturelles et/ou humaines, les effets brutaux ou insidieux, immédiats ou à long terme, des catastrophes écologiques portent atteinte aux êtres humains et à l’environnement. Ces catastrophes occupent une place centrale dans les problèmes, les menaces et les drames environnementaux. Pourtant sur ces réalités qui  prennent de plus en plus d’ampleur, il a fallu attendre le colloque international de Limoges des 11,12, et 13 mars 2009, organisé par le CRIDEAU-OMIJ et le CIDCE, pour avoir enfin une vue globale, critique et créatrice  des rapports entre le droit et les catastrophes écologiques. Les actes de ce colloque reproduisent trente quatre communications qui interviennent ainsi : Après une préface et des propos préliminaires, neuf chapitres intitulés

1-Regards pluridisciplinaires sur les catastrophes écologiques

2-Démocratie et catastrophes écologiques

3-Droit international, droit communautaire et catastrophes écologiques

4-Droits régionaux et catastrophes écologiques : approche comparée

5-Acteurs du droit et catastrophes écologiques

6-Temps de la précaution, de la prévention et catastrophes écologiques

7-Temps de la catastrophe écologique

8-Temps de la réparation et catastrophes écologiques

9-Des droits nouveaux  (autour en particulier des lanceurs d’alerte et des déplacés environnementaux) ?

   L’ouvrage se termine par des conclusions générales proposées par M. Delmas Marty.   Face aux échecs du droit, les catastrophes écologiques sont aussi  des appels au droit, aux « forces imaginantes  du droit ».

 

 

 

 

 

 

 

                              Quatrième partie-             UN   MILITANT

 

 

 

Si je devais symboliquement retenir quatre  éléments de ma vie associative ce seraient

 lesquels ?

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1 / Les amitiés commencées dans le théâtre puis celles vécues au milieu de luttes et  de   prises de consciences des militant(e)s.

 

 

2 / Le voyage associatif bouleversant fait au Bangladesh en 1974, avec la découverte des souffrances en particulier des enfants et la découverte de  dominations sur les pays et les peuples du tiers-monde.

 

 

3/  La chance d’avoir  pu agir sur ces quatre terrains, démocratie, justice, paix, environnement,

 d’avoir  compris leurs interactions et, malgré des échecs personnels et collectifs, d’avoir eu encore la force d’y croire et une certaine capacité de révolte (pourtant pas assez vive et pas assez porteuse.)

 

 

4 / La volonté de se méfier des pouvoirs que l’on peut prendre et la volonté de contribuer, avec d’autres, à lancer des idées et des mouvements puis de ne pas les accompagner (trop ?) longtemps après leurs mises au monde (çà n’est pas une théorie générale mais c’est ce que je préférais vivre) et laisser la place à « la relève »…

 

 

 

Au départ des amitiés et quelques passions(I), ensuite une prise de conscience politique(II), puis une expérience politique et syndicale assez courte(III), enfin et surtout une véritable explosion associative(IV).

 

 

Au total les créations de 15 associations (dont 7 existaient encore fin 2013) et 4 soutiens à des créations d’associations (dont 3 existaient encore fin 2013).

 

I- La vie associative synonyme  d’amitiés  et de diverses  passions (1955-1972)

 

    A- Des groupes  d’ami(e)s  en route.

 

-Participation à la troupe des Scouts de Brive : responsable d’une équipe aux Louveteaux puis de patrouille aux Scouts, enfin d’équipe aux Compagnons. Passions des grands jeux, des feux de camps et de leurs chants, des descentes de rivières.

 

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Création, avec deux amis, d’un groupe de sorties : nous créons le « Pétarou club », à une quinzaine nous partons une journée tous les deux mois en mobylette et solex autour de  Brive . Passions  des visites de petits villages, du casse-croûte ensemble, des chansons entonnées sur nos engins (j’étais un praticien du « VeloSolex » qui faisait ma joie).

 

 

     B- Le théâtre à la folie, et  l’arrivée du tiers-monde.

 

Création, avec deux amis, d’une troupe de théâtre : nous créons « Les tréteaux gaillards », à une quinzaine nous jouons quatre pièces à Brive et deux fois dans la région, avec pour metteur en scène un journaliste, René Glangeaud. Passions théâtrales et amoureuses.

Les deux auditions à Paris sont positives, je suis accepté en juillet 1965 dans deux cours connus (Girard et Périmony) mais je décide de commencer le droit  avant de me lancer dans le théâtre et, sur les conseils de mes parents, je choisis Toulouse où vit un ami de la famille, Frédéric-Marie Bergounioux, directeur au CNRS, paléontologiste, géologue et théologien, qui m’invite une fois par quinzaine à écouter et partager ses théories sur l’évolution. J’y fais aussi du  théâtre (groupe à l’avant-garde de l’improvisation et du mime avec Jean-Marie Pradier)  et du chant (opéra, cours privé).

 Mais j’abandonne théâtre et chant au bout d’une année , véritablement « appelé » par les lectures d’ouvrages et d’articles sur « le tiers-monde » en 1965 et 1966 en 1ère  et en 2ème  années de droit. Ces lectures sont complétées par le fait que, dès la 3ème année de droit, je suis volontaire pour créer un emplacement  réservé au « tiers-monde » dans la bibliothèque de l’Institut de relations internationales de Toulouse, je rencontre des étudiants étrangers travaillant dans cet Institut dirigé par Pierre  Vellas. Mon sujet de thèse en 1971 sera ainsi tourné vers l’éducation dans le monde et l’UNESCO.

II- La prise de conscience politique (1973-1978)

 

A- La globalité  de cette prise de conscience politique.

 

 Cette prise de conscience politique est intéressante  parce qu’elle est le produit d’évènements collectifs  qui m’ont  bousculé et changé, (comme çà peut arriver  c’est peut-être arrivé à des visiteurs visiteuses du site) et parce que les quatre séries de luttes ont une certaine  cohérence et une globalité certaine que j’ai  découvertes et construites peu à peu.

 Démocratie, justice, environnement, paix : ce seront les réalités essentielles de mes écrits et de mes cours, ce seront aussi des combats associatifs. Un philosophe(Bergson) disait : « Agir en homme de pensée et penser en homme d’action », c’est  ce que je voulais et voudrais. C’est loin d’être facile et je suis loin- j’ai dit loin– d’avoir réussi, mais je crois que j’ai souvent essayé.

 

B- Les causes de la prise de conscience et de l’engagement.

 

Le coup d’Etat militaire en septembre 1973 contre le régime démocratique du Chili, que nous commentions dans un groupe  de jeunes en réflexion à Brive et avec des amis étudiants de Toulouse que je revoyais, m’amène à des luttes contre les régimes autoritaires et  pour la démocratie.

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-Un voyage associatif au Bangladesh en juillet août 1974, après le lancement par l’abbé Pierre de « jumelages  coopération », m’amène à des luttes  contre des injustices et  pour « le tiers-monde » et la justice.

-Une manifestation contre le surgénérateur nucléaire Superphénix  à Creys-Malville en juillet 1977, m’amène à des luttes antinucléaires et  pour l’  écologie.

-Une manifestation, au Salon du Bourget, contre les ventes d’armes en juillet 1978 m’amène à des luttes  contre la course aux armements et pour les mouvements de paix.

 

III  L’expérience politique  et syndicale (1978-1988)

 

A-  Trois  ans  au parti socialiste (1974-1977).

Motivé par le programme commun de la gauche de 1972, je m’engage en 1974 au parti socialiste, je deviens un des responsables de la section de Brive et de la liste présentée aux élections municipales en 1977, mais le revirement , commencé depuis quelques années, sur la force de frappe que le PS  décide de conserver, m’apparait inacceptable, et dans une « lettre ouverte » de septembre 1977(envoyée à la « Gueule ouverte » et à « Combat non-violent » qui la publient), je démissionne de toutes mes fonctions au PS puis du PS .

 

  B-Expérience   syndicale

Après quelques réunions au Snesup , c’est la création  du  Sgen cfdt à la Faculté de droit, il fonctionnera à petits feux de 1978 à 1988, mais de façon plus importante  en liens avec la Faculté des lettres et  celle des sciences.

 

 

   IV- L’explosion de  la  vie  associative  engagée (1973-2000)

 

  A- Luttes contre des injustices et pour la justice

 

 Participation au groupe de réflexion de la jeunesse indépendante chrétienne(JIC),

       Nous   partagions nos réflexions sur les injustices, le  tiers-monde, la démocratie. Une petite participation à la revue nationale de la JIC me sensibilisait.

    Création, avec trois ami(e)s, du Comité tiers-monde de Brive (1973-1977) qui devient le premier en France en nombre de militants, qui organise, avec environ 200 jeunes et moins jeunes, d’énormes ramassages de papiers cartons vêtements dont le produit financier est envoyé au Bangladesh, qui forme les membres et les sympathisants, qui organise un petit dépôt d’artisanat d’Artisans du Monde, qui défile et s’enchaine contre les ventes d’armes, qui crée à Brive un accueil permanent des  personnes sans domicile fixe et pose le problème du logement pour tous.

 -Soutien à la création  du Comité tiers-monde de Limoges(1974-1984)

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  -Présidence de l’ONG l’Union des comités jumelages coopération(1974-1976) (ucojuco  qui deviendra l’Union des comités de développement des peuples (UCODEP).

 

Soutien à la création, avec le secrétaire général de l’ucojuco, Michel Chauvin, du lancement d’ « Artisans du Monde » et de la première boutique à Paris en 1974, ce sera l’origine du mouvement français du commerce équitable.

 

 -Participation  peu active à l’association de quartier Vital au Vigenal à Limoges (1985-87)

 

 –Création, avec ma femme et trois couples d’ami(e)s, de la  délégation du Limousin des Amis des Enfants du Monde (AEM) (1984-1992) et participation nationale  à la vie du mouvement et à des formations…

 

 –Création,avec deux autres personnes, de la délégation du Limousin d’Enfance et Famille (EFA) (1993-95).

 

 

    B-Luttes contre les violations des droits de l’homme et pour la démocratie

 

  – Soutien à la création,  avec deux ami(e)s, d’un groupe Amnesty international à Limoges en 1973

 – Soutien à la création, avec trois personnes, du mouvement ATTAC à Limoges (1998,1999)

 

   Création des Amis du Monde diplomatique (1997-1999)

 

    Création, avec trois amis, de la  « Tour mondialiste » à Brive, qui abritait  six  associations (1973-1977)

 

Création puis Présidence du Point Rencontre (1985-1995) qui réunissait sept  associations

 

 -Création, avec deux  amis, de la Maison des droits de l’homme (1995-2000) qui était la suite du Point Rencontre et qui réunissait 12 associations (aujourd’hui 14,voir son site :   mdh-limoges.org )

 

C-Luttes contre les violences et pour la paix

 

Création, avec deux  amis, du Collectif Paix Liberté(CPL) (1983-2000)

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-Participation à l’équipe nationale du Mouvement pour le désarmement la paix et la liberté(MDPL)(1985-1988)

 

Création d’un Comité d’éthique pour la paix (1989-1991)

 

-Membre du Comité scientifique du Centre de la mémoire d’ Oradour (1994-1996).

Création  en Limousin, avec deux personnes, de la Ligue contre la violence routière (1989-1991)

 

D-Luttes contre la destruction de l’environnement et pour l’écologie

 

Création, avec deux personnes, de l’Association limousine du développement des énergies renouvelables(ALDER) (1995-1998)

 

Création, avec trois amis, de la coordination limousine anti déchets nucléaires (CLADE) (1992-1999) et participation aux textes de la musicienne et compositrice Patricia Dallio dans le CD de 1997 « D’où vient l’eau des puits? » (textes  » sur « le principe de précaution » et sur « les hommes révoltés »)

                                          

 

En 2000 j’ai décidé d’arrêter les responsabilités et les activités militantes pour pouvoir,  avec toujours mes autres activités  d’enseignant-chercheur, me consacrer à la direction du diplôme d’université devenu en 2004 Master(à distance) de droit international et comparé de l’environnement, qui concerne chaque année en moyenne 100 à 120 candidats retenus, originaires de 20 à 25 pays, sur 400 à 450 candidatures originaires de 35 à 40 pays, direction assurée de 2004 à fin 2013, formation qui continue.

 

 

 

 

 

                             Cinquième partie     UN   RETRAITE « ACTIF ? »

 

 

I- Comment  concevoir cette retraite ?

 

 

 A- Entrer dans la retraite m’a permis de redécouvrir,  à partir d’auteurs préférés, des conceptions sur « le bien vieillir » (qui  ne correspond pas tout à fait  aux  «  recettes », dont on nous rabat les oreilles, pour «  rajeunir » …)

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L’essentiel est  synthétisé à travers  des civilisations, des philosophies, des théories, des pratiques : ne faut-il pas encore, jusqu’au bout si possible,  demander quelque chose à la vie ?  Chacun chacune propose  un remède, une force, un souffle : s’émerveiller,  chercher, se battre pour un idéal, aimer et être aimé, décaler ses désirs, jouir des petites choses de la vie, accepter de lâcher prise…vous prolongerez la liste.

 

 

 B- Ainsi la vieillesse est certes une accumulation de limites mais aussi  d’apprentissages qui continuent sous différentes formes. A tout âge de la vie ne faudrait-il pas, comme nous y invite par exemple Edgar Morin, « se détacher et participer »,

 

 La vieillesse appelle ou oblige   beaucoup plus au détachement, en ce sens peut-être est-elle liée à la détermination de limites au cœur des activités humaines ? Est-elle si loin d’une forme de « frugalité conviviale » si chère aux théories et aux pratiques de la décroissance ? Un proverbe d’Inde nous rappelle que « l’homme vient au monde les mains closes et il le quitte les mains ouvertes ».

Que va devenir ce rapport à la mort dans cette dernière période de vie ? Jusque là j’ai fait des allers retours, variables selon les évènements personnels et collectifs, entre le « philosopher c’est apprendre à mourir » (Platon) et le « ne pas se soucier de la mort » (Montaigne ).

J’aimerais « participer » jusqu’au bout, le plus possible, ne serait-ce qu’en guettant, ici et là, de petites et de plus grandes aubes d’humanité.

II-  Participer

Essayer d’être toujours en route avec l’essentiel à ses côtés : des personnes et des luttes.

 

   A- Des personnes

Prendre encore plus de temps avec sa femme, ses enfants, ses petits-enfants, ses familles, ses ami(e)s et beaucoup d’autres, proches et lointains.

Partager dans des classes maternelles des histoires avec les enfants (on peut demander une « Carte de bénévole. Lire et faire lire » dans la ville où l’on se trouve)…

Redécouvrir  la  marche à la campagne, la natation à la piscine …

Retrouver des  œuvres bien aimées, en découvrir de nouvelles, dire à  haute voix des textes, des contes et poèmes, chanter  des  airs de chansons et  des  airs d’opéras préférés…

Revoir dans des albums créés des moments de vie, des photos, des articles, des témoignages…

 

 B- Des luttes

Continuer à soutenir des associations et en découvrir de nouvelles…

Contribuer, en particulier sur ce site, à  lancer de nouvelles idées ayant besoin d’associations pour avancer…

Intervenir, à leurs demandes, auprès des étudiants de Master(6 mars 2014, 9 février 2015, mi janvier  2016 , table ronde avec  M Prieur, J.J Gouguet , C Le Bris,  L’après COP21) .

Interventions à la Fac: colloque sur la fraternité,5 et 6 avril 2016.

,auprès des adhérents de « l’Université tous âges culture et loisirs de Limoges et du Limousin »(25 juin 2015,2 juin 2016).  « L’accélération du système mondial », jeudi 25 juin 2015, Conférence à l’Université Tous Ages, « L’Humanité »,   2 juin 2016

 Deux interventions l’une sur la COP 21, l’autre sur les déplacés environnementaux à Alternatiba  à Limoges le dimanche 13 septembre 2015

   Participer à des activités du laboratoire  de droit de l’environnement(crideau) en particulier pour la COP 21 sur le climat( deux interventions à Paris en décembre 2015,l’une sur les déplacés environnementaux,l’autre sur la Déclaration du CIDCE relative aux droits de l’humanité )

Participer à l’écriture de la Déclaration universelle des droits de l’humanité,dans le cadre de la mission de Corinne Lepage,juin à septembre 2015,le rapport a été remis à l’Elysée le 27 septembre 2015,peut-être sera-t-elle consacrée par les Nations Unies en décembre 2016.


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 III- Se  détacher

 A- De  quoi ?

 

 B-Comment ?

 

Deux questions en route…

 

 

 Et puis… terminus, tout le monde descend…

 

 

 

-Alors  viendra le moment où, comme maillon de la chaine humaine,

  après   avoir eu la chance et la force

  de  vivre, d’aimer, et de lutter,

  nous pourrons,  avec Pablo Neruda (Troisième livre des odes, ode à l’ âge,  Gallimard,1978),  comme   des veilleurs  debout qui ont  fait  confiance à l’aurore, dire   doucement,    sereinement ,   pleinement   :

 

 « (…) Maintenant,

 Temps, je t’enroule,

   je   te dépose dans ma boite sylvestre

   et   je m’en vais  pêcher,

   avec   ta  longue ligne,

   les   poissons de l’aurore. »

 

                                                                                                                                  JML